Il y a des mariages qu’on aime au bout de quelques photos à peine. Parfois même une seule. C’est ce qui s’est passé quand on a reçu les photos de nos mariés du jour. Tellement de simplicité, de naturel… On ne pouvait pas ne pas craquer pour ces deux amoureux au bonheur tellement communicatif.

C’est ce sentiment qu’a eu Juli Etta, leur photographe qui a parfaitement su retranscrire et sublimer l’ambiance de la journée. « J’ai rencontré Marine et Jonathan et j’ai tout de suite été séduite par leur projet. Un mariage dans leur maison familiale, une cérémonie laïque en plein air animée par le frère de la mariée, beaucoup d’émotions et de la simplicité … J’ai vraiment adoré être avec eux pour un mariage sans chichi mais rempli de belles vibes ! « 

 TOUT A COMMENCÉ 

On ne peut pas vraiment parler de coup de foudre dans notre cas. Lors de notre première rencontre, on ne s’est pas beaucoup apprécié, pas du tout en fait. Et puis comme nous avions des amis en commun, on s’est revu. Et est-ce parce qu’on était mieux luné ou parce que la situation n’était plus la même, mais on s’est beaucoup mieux entendu. On s’est revu lors de différentes soirées, on a commencé à se parler par SMS et puis on s’est revu seuls, et on a finalement craqué l’un pour l’autre.

 J’AI SU QUE C’ÉTAIT LUI 

Après avoir passé presque six ans ensemble, on avait parlé mariage sans vraiment y penser réellement. Et puis, un été, alors que j’étais seule en province dans ma famille, j’ai réalisé à quel point j’avais besoin de lui dans ma vie et combien il était essentiel pour moi. J’ai attendu la fin des vacances et mon retour à la maison pour lui demander s’il voulait se marier avec moi.

 LA DEMANDE 

Pour la demande, je n’avais pas vraiment réfléchi. Je voulais quelque chose de particulier mais en même temps sans savoir quoi faire. Après une semaine de séparation pour cause de vacances en famille, on a décidé d’aller manger au resto pour le déjeuner, pour profiter de nos retrouvailles. Et j’ai réussi à être patiente pendant trente min avant de lui demander, entre deux bouchée, si il voulait se marier avec moi. Je crois qu’il a été très surpris, encore la bouche pleine, mais il a fini par dire oui.

 LE CHOIX DE LA ROBE 

Pour la robe, je n’avais pas du tout d’idée précise de ce que je voulais. Par contre, je savais ce que je ne voulais pas : une vraie robe de mariée, pas de meringue, pas de bustier, pas de strass, pas de tulle et pas un gros budget. Après une mauvaise expérience dans une boutique de robe de mariée pour une copine, je ne voulais plus aller en magasin.

J’ai découvert que Asos vendait des robes de mariée, j’ai fait une première sélection, commandé une première robe mais qui était une catastrophe sur moi. Heureusement la deuxième fut la bonne. Elle était parfaite ! Je n’aurais pas su l’imaginer mais quand je l’ai vu, j’ai su que je n’aurais pas pu trouvé mieux : originale, légère, fleurie et confortable.

 LES BASKETS DE LA MARIÉE 

Dans la vraie vie, je ne porte jamais de talons donc je ne me voyais pas en porter le jour de mon mariage. D’autant plus que je suis bien assez grande comme ça et je savais que je n’aurais pas tenu avec toute la journée. Je voulais du plat mais pas des ballerines, ni des chaussures fermées, comme on était en été. Les sandales c’était parfait, ce sont les chaussures que j’aimerais porter toute l’année.

Mais pour tout dire, je ne savais pas du tout quoi prendre, j’ai laissé traîner et je m’en suis vraiment occupée trois jours avant le mariage. J’ai fait pas mal de magasins avant de trouver mon bonheur. Et j’avoue que je n’étais pas vraiment convaincue quand je les ai acheté mais plus le temps de faire autrement, et finalement elles étaient parfaites avec ma robe.

 LE PÊLE-MÊLE DES PRÉPARATIFS 

On a organisé le mariage en dix mois et honnêtement je ne pensais pas que ce serait si compliqué. Il faut dire que l’année qui s’est écoulée a été une année très difficile pour plusieurs raisons très personnelles et j’ai de nombreuses fois voulu tout annuler. Heureusement nous avons été très entourés et tout le monde s’est impliqué à différentes étapes.

Avec J., nous avons vraiment fonctionné comme une équipe : moi à l’organisation générale et à la décoration, lui à la gestion des prestataires et du budget. Et nous avons chargé nos familles respectives de gérer la liste des invités de chaque famille. Je dois avouer aujourd’hui qu’organiser un mariage de l’ampleur de 100 invités est presque un job à plein temps.

Malgré une année de préparatifs difficiles, j’ai adoré cette journée, c’est honnêtment le plus beau jour de ma vie. J’ai aimé penser les moindres détails, mélanger travail créatif et organisation. C’est pour ça que j’aimerais aujourd’hui imaginer des décorations pour d’autres futurs mariés. En tant que photographe, je participais déjà à ce joli jour mais en tant que spectatrice, alors aujourd’hui j’aimerais y participer en tant que décoratrice parce que je sais le temps et l’énergie qu’il faut investir.

 LA MUSIQUE QUE VOUS N’OUBLIEREZ PAS 

Comme nous étions dans un jardin, je n’ai pas eu envie de mettre la musique à fond avant la fin de soirée, donc il n’y a pas eu vraiment de musique avant notre ouverture de bal. Et pour ça, nous avions choisi une chanson qu’on adore tous les deux : « Always Love » de Nada Surf.

 UN MOMENT MARQUANT 

Trop dur comme question, la journée entière était folle. Si je ne devais choisir qu’un seul moment, ce serait la cérémonie laïque et les discours de nos proches. J’ai été subjugué par l’émotion de voir les gens s’impliquer autant et être capable de nous dire des choses si touchantes. Inutile de préciser que j’ai beaucoup pleuré. Un vrai gros moment culcul la praline mais tellement d’amour, après j’étais juste un gros chamallow ambulant.

Autre petite anecdote : nous nous sommes mariés dans le jardin de la maison de mes grand-parents maternels, la même maison où mes parents se sont mariés il y a maintenant trente-deux ans. Du coup, on a dû faire la même photo que ma mère avait fait en 1985, en robe de mariée, sortant de la maison.

 UNE IDÉE À VOUS PIQUER 

– Le placement de table en U. Beaucoup de mariés imaginent des salles avec des tables rondes ou rectangulaires éparses et je trouve qu’un placement de table en U est bien plus simple à faire, plus conviviable. Pas de tables au fond de la salle avec ceux qu’on ne sait pas où placer.

– La boisson d’arrivée. Nous avions donné rendez-vous aux invités à 16h sur la propriété où nous nous marions, mais la cérémonie ne commençait qu’à 17h, le temps de se retrouver, de se dire bonjour et de laisser le temps aux retardataires. Comme le cocktail ne serait servi qu’à 18h30, j’ai mis en place une petite table avec deux grandes bonbonnes pleine de virgin mojito. Je me suis dit que c’était au cas où et finalement tout a été bu en quelques minutes.

– La vaisselle chinée. Si vous avez une idée de décoration en tête, allez-y, allez au bout de votre idée. Dès le début du mariage, je savais que j’avais envie d’une vaisselle chinée, d’assiettes anciennes. D’ailleurs, avant même d’annoncer le mariage à nos proches j’avais déjà acheté un premier lot d’assiettes. Je sais que les gens autour de moi m’ont un peu pris pour une folle, réunir 100 assiettes, 300 verres, 300 couverts ça paraissait un peu fou. Et pourtant, j’ai réuni assez rapidement les assiettes, mis un peu plus de temps pour les verres et galéré un peu pour les couverts c’est vrai. Mais comme ça, j’ai pu choisir ma vaisselle, elle participait à part entière à ma décoration et clairement pour un budget plus que raisonnable. C’est vrai que ça fait pas mal de vaisselle à faire et des cartons à transporter mais il faut ce qu’il faut.

 UN CONSEIL POUR LES NOUVELLES FIANCÉES 

Si j’avais un conseil à donner c’est de faire exactement le mariage dont on a envie. Ne pas se laisser influencer par l’idée que les gens se font du mariage. Le mariage est ce que les mariés en font. Pour le nôtre, nous avons fait l’impasse sur certains indispensables du mariage dans l’imaginaire collectif parce que ça ne me ressemblait pas : pas de talons, pas de bouquet, pas de pièce montée, pas de coiffeuse.

Il est important de s’écouter et aussi de se faire confiance. A midi, le jour du mariage, j’étais en pleine installation en jonglant entre les gouttes de pluie, pas vraiment le temps de manger. On m’a un peu courru après pour que je m’arrête pour manger mais pas le temps et surtout pas vraiment faim, probablement le stress mais je ne l’ai pas senti. Je ne sais pas si j’ai eu raison parce que je suis sujette aux hypoglycémies mais j’ai tenu sans aucun problème jusqu’au cocktail.

 

 


Lieu de réception : Maison familiale ; Traiteur : Perrine la Toquée ; Photographe : Juli Etta ; Robe de mariée : Asos ; Costume : Father & Sons ; Mise en beauté : Made in Babouchka