On peut dire que cette année, l’été nous aura bien nargué. Pire, il a fiché le camp sans même nous faire grâce de ses doux rayons habituels de la rentrée. Le bougre. Qu’à cela ne tienne, si vous êtes une future mariée, on espère que ces incertitudes météorologiques vous auront fait retenir la leçon n°1 : toujours (toujours) prévoir un plan B – sous entendu un plan anti-pluie – couvert lorsque vous choisissez le lieu de votre mariage. Même si vous vous mariez en août.

Les cérémonies en extérieur deviennent tout de suite moins sympa quand tout le monde finit grelottant, les cheveux plats et les talons pleins de gadoue. Jamais à l’abri « de ». Cette introduction n’avait donc aucun lien direct avec le sujet du jour, mais toutes les occasions sont bonnes pour vous souffler un petit conseil. (Pas vrai ?)

Revenons-en donc à nos moutons. D. et N., notre couple du jour. Ils se sont rencontrés il y a maintenant quatre ans par un hasard pas tout à fait hasardeux, mais finement orchestré par l’étudiant malin qu’était N. à l’époque. Après la demande, c’est une de nos photographes chouchou, Laëtitia Les Histoires d’A, qui a immortalisé leur amour dans les chemins tortueux de la Petite Ceinture de Paris et l’effervescence du métro. On vous laisse avec l’interview croisée des deux amoureux.

LA RENCONTRE 

D. (elle) : Je travaillais en parallèle de mes études dans une exposition qui avait la particularité d’être au sein d’une ancienne abbaye. Cette abbaye était située entre une école et l’internat de celle-ci. Pendant plusieurs mois, je voyais défiler les étudiants devant moi et un en particulier semblait très intéressé, même un peu trop, à l’exposition… Les jours passèrent, et les bonjours discrets se sont transformées en des discussions toujours un peu plus longues…

N. (lui) : Quand je l’ai vue pour la première fois, elle était à l’accueil d’une exposition d’art, à Angers.
Ce fut le coup de foudre… à sens unique : elle ne m’avait pas remarqué. J’ai mis du temps à aller lui parler, mais j’ai fini par aborder… son collègue ! Pour me rapprocher d’elle, bien évidemment. J’étais tellement déstabilisé que j’ai fini par les inviter tous les deux à dîner libanais (je suis de là-bas) chez moi ! Tout s’est enchaîné assez rapidement à partir de là et chaque jour passé à ses côtés est un pur bonheur.

  LE PREMIER BAISER 

D. : Un soir, il m’a invité dans sa chambre d’étudiant pour un dîner. En écho à ses origines libanaises, j’ai pu goûter toutes les spécialités culinaires de son pays. J’ai su après, qu’il avait passé la
journée à cuisiner ! Deux jours après il m’a invitée chez lui pour un second dîner, et c’est au moment de me raccompagner, que nous avons échangé notre premier baiser.

N. : Deuxième dîner, toujours chez moi, mais cette fois nous étions seuls, en tête-à-tête. En fin de soirée (il devait être 2 ou 3h du matin), je la raccompagne jusqu’à sa voiture… On se cherche, on rigole, puis c’est inévitable : on s’embrasse ! C’était magique.

ET ENSUITE ?

D. : A partir de ce moment là, on ne s’est plus quittés ! Plusieurs mois après, il a dû aller à Paris pour faire sa dernière année d’études. Je l’ai suivi et on s ‘est retrouvé à deux dans une chambre de 10 m2 au sein de sa résidence étudiante…

N. : Une dizaine de mois plus tard, je partais pour Paris pour ma dernière année d’études d’ingénieur… Je ne me voyais pas vivre une relation à distance et elle a heureusement accepté de m’accompagner. Nous avons emménagé dans une petite chambre de 10 m2, dans une résidence étudiante assez vétuste. Mais heureusement, nous avons tenu bon et fini par emménager dans un (vrai) appartement, peu après qu’elle ait décroché son premier poste.

LA QUALITÉ QUE J’AIME LE PLUS

D. : Son romantisme. Il cherche toujours à me surprendre et à me faire plaisir.

N. : Elle supporte mes sautes d’humeur (c’est une grande qualité !). Non, plus sérieusement : sa
générosité et sa douceur, qui, il est vrai, tranchent avec mon humeur… variable.

SON PETIT DÉFAUT

D. :  Son caractère de cochon.

N. : Elle est assez désordonnée !

SON PLUS BEAU CADEAU

D. : Un nounours qu’il m’a offert avant que l’on ne soit en couple. Son tout premier cadeau.

N. : Me dire oui. C’était tout simplement le plus beau jour de ma vie.

QUI A PARLÉ MARIAGE EN PREMIER ?

D. : Sûrement moi. A force de lui montrer les bagues qui me plaisaient à chaque fois qu’on passait devant une vitrine de bijouterie, je pense qu’il a compris.

N. : Je pense qu’on en a parlé ensemble. Je me souviens qu’à une certaine période, on regardait des bagues, puis j’ai fait mine de ne plus m’y intéresser pendant quelques mois… car je voulais que le jour de la demande soit une surprise (et ça l’était !).

D&A, en couple depuis 4 ans

 


Crédit photos : Les Histoire d’A